This website is best viewed with CSS and JavaScript enabled.

Infos hebdomadaire de l’Anglican Communion News Service – 31 octobre 2019

Posted on: October 31, 2019 12:50 PM
Related Categories:

Une représentante de la Communion anglicane reçoit un prix des Nations Unies

Un membre du bureau de la Communion anglicane (Anglican Communion Office) à l’ONU a reçu un prix en récompense de son travail exemplaire dans la promotion de la spiritualité et des valeurs aux Nations Unies.

Jillian Abballe, responsable des activités de sensibilisation, était parmi les cinq candidats à recevoir le prix « Esprit des Nations Unies » la semaine dernière, dans la catégorie jeunesse.

« Ce prix est une merveilleuse occasion de souligner la contribution remarquable de Mme Abballe au renforcement des relations entre la communauté religieuse et les Nations Unies, non seulement dans son rôle actuel, mais tout au long de son travail auprès d’organisations religieuses et des Nations Unies. Sa capacité à établir des partenariats de collaboration, à articuler de manière convaincante des problèmes complexes et à saisir les opportunités d’action positive et transformationnelle, ne sont que quelques-unes des raisons pour lesquelles ce prix est si complètement mérité. L’impact croissant du bureau de la Communion anglicane aux Nations Unies, à New York et au-delà, témoigne du dévouement de notre équipe, notamment de Mme Abballe, directrice de notre bureau à New York et notre responsable des activités de sensibilisation. Je souhaite de tout cœur que ce prix sera le symbole de l’impact du bureau de la Communion anglicane aux Nations Unies », a déclaré le représentant permanent de la Communion anglicane auprès des Nations Unies, Jack Palmer White.

Mme Abballe est responsable des activités de sensibilisation et directrice du bureau de la Communion anglicane aux Nations Unies à New York, après avoir été directrice par intérim du bureau du Conseil œcuménique des Églises auprès des Nations Unies. Elle est également coprésidente d’Ecumenical Women at the United Nations (« Femmes œcuméniques auprès des Nations Unies»), une coalition de 18 organisations religieuses qui militent pour l’égalité des sexes ; membre du Groupe de travail sur les ONG du Conseil de sécurité, et du Comité directeur mondial du Bureau des Nations Unies pour la prévention du génocide. Enfin, Mme Abballe est actuellement inscrite à un Master en affaires internationales à l’Université de New York, avec une spécialisation en consolidation de la paix et études mondiales sur le genre.

Lors de la cérémonie de remise des prix, le rabbin Roger Ross, vice-président du Conseil exécutif du Comité sur les valeurs spirituelles et les préoccupations mondiales aux Nations Unies à New York, a évoqué l’aspect spirituel de l’histoire de l’ONU qui, selon lui, a été fondée sur des principes spirituels plaçant la dignité humaine en son cœur. « À mon humble avis, sans fondement spirituel, l’ONU n’aurait jamais pu devenir la source de guérison et d’unité qu’elle est aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Il a également expliqué comment les prix sont gérés par le Comité des ONG sur la spiritualité, les valeurs et les préoccupations mondiales (Genève et New York), qui vise à apporter une dimension spirituelle et des valeurs dans tous les domaines de l’agenda et de la politique publique des Nations Unies.

Au terme de la cérémonie, Mme Abballe a déclaré qu’elle était émue et honorée de recevoir ce prix et a rendu hommage à ses amis et collègues qui, a-t-elle expliqué, « m’ont vue me stimuler, grandir et me développer au fil des ans. Ce prix, en particulier, nous rappelle que, malgré les défis persistants auxquels nous sommes confrontés dans notre travail collectif, nous sommes unis dans nos espoirs pour le monde, dans l’esprit fondateur des Nations Unies. Plus important encore, nous devons continuer à mobiliser les ressources spirituelles nécessaires au maintien de cette vision – au sein des Nations Unies, de la société civile au sens large et des organisations religieuses ».

 

Des archevêques soutiennent la formation de l’Église sur la lutte contre la dernière épidémie d’Ébola en RDC

Deux archevêques ont parrainé une nouvelle formation pour les églises de la République démocratique du Congo, destinée à les aider à lutter contre l’épidémie d’Ébola, qui ravage les communautés du nord-est du pays.

La semaine dernière, Mgr Masimango Katanda, archevêque du Congo et évêque de Kindu, et Justin Welby, l’archevêque de Cantorbéry, ont animé un atelier de trois jours, à Goma. Des hommes et des femmes de tous âges et de différentes dénominations du pays ont pris part à l’atelier « Formation des formateurs », basé sur l’utilisation du manuel révisé « Foi en temps d’Ébola », soutenu par Tearfund et d’autres partenaires anglicans. Le manuel, que l’Alliance anglicane a aidé à élaborer, fournit aux responsables d’église un outil illustré, pratique et basé sur la Bible.

L’évêque Michael Beasley, épidémiologiste et créateur du manuel, a assisté à l’atelier. « L’atelier a permis aux participants de réfléchir aux moyens d’aider les communautés  dans lesquelles ils opèrent à passer de la peur à l’espoir, de s’associer aux efforts de prévention et de gestion des infections, de communiquer clairement et efficacement sur l’épidémie, et de soutenir et de soigner ceux qui ont survécu à l’infection et doivent lutter contre la stigmatisation. Nous sommes actuellement en train de décidé de la meilleure façon de déployer une approche religieuse pour la lutte contre le virus Ébola dans tout le pays », a-t-il déclaré.

La semaine dernière, l’archevêque de Cantorbéry s’est rendu dans des centres de traitement du virus Ébola pour communiquer directement avec les patients et le personnel sur leurs expériences, et constater l’efficacité des interventions médicales. « J’ai discuté avec un jeune garçon d’environ 12 ans, suspecté d’être atteint du virus et qui attend actuellement son diagnostic. ‘As-tu peur ?’, lui ai-je demandé. Il m’a répondu : ‘Non, j’ai de la force’. Cela est tout à fait caractéristique de l’atmosphère qui règne au sein de ce centre de traitement : force, espoir, et résurrection. Les gens ne doivent pas avoir peur d’y aller au moment dès l’instant où ils se sentent malades. Car ils y seront respectés, et y seront aidés par des médecins, des psychologues, par tous », a-t-il déclaré.

Selon le Dr Janice Proud, responsable du programme de résilience et de réponse en cas de catastrophe de l’Alliance anglicane, le manuel « Foi en temps d’Ébola » permet aux responsables d’église de parler des faits sur l’épidémie d’Ébola et des problèmes et croyances qui empêchent les personnes d’appliquer les mesures de prévention et de se faire soigner »

Et le Dr Proud de continuer : « Nous sommes ravis de soutenir le développement de ce manuel basé sur la Bible pour lutter contre Ébola, ainsi que la formation de cette semaine, renforçant par là-même la participation œcuménique. Il s’agissait-là d’une force essentielle pour la riposte en Afrique de l’Ouest : toutes les dénominations et confessions ont parlé d’une même voix, délivrant le même message, d’une manière collaborative ».

« En Afrique de l’Ouest, le rôle des communautés religieuses était essentiel pour vaincre l’épidémie », a déclaré le Dr Proud. « Ce n’est que lorsque les communautés religieuses, qui comprennent réellement la culture, se sont impliquées que la tendance a pu être inversées ».

Au cours des derniers mois, le manuel a été testé et revu par les dirigeants d’église en RDC. Il a maintenant été révisé en swahili et traduit en français. Il sera prochainement mis en ligne et pourra être imprimé et utilisé librement par les intervenants locaux.