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Infos hebdomadaires de l’Anglican Communion News Service – vendredi 6 septembre 2019

Posted on: September 6, 2019 2:42 PM
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Un prêtre anglican pris au piège par l’ouragan Dorian

Alors que l’ouragan Dorian sévit aux Bahamas, le prêtre de l’église anglicane St Stephen, sur l’île de de Grand Bahama, a appelé à la prière pour toutes les personnes touchées.

Lors d’une interview sur une chaîne de télévision locale, le révérend Kirkland Russel a expliqué que l’ouragan Dorian maintenait sa présence sur l’île, menaçant de provoquer une onde de tempête et un traumatisme chez de nombreuses personnes.

Grand Bahama est l’île la plus septentrionale de l’archipel des Bahamas dans l’océan Atlantique.

Le Révérend Russel a déclaré que sa communauté n’avait pas d’électricité et que l’eau avait été coupée. Il a lancé un appel à la prière et demandé du soutien pour tous ceux qui souffrent et les familles de ceux qui ont déjà été tués.

« Il pleut énormément et les vents sont très violents, mais le principal problème auquel nous devons faire face est actuellement l’onde de tempête venant du nord. Beaucoup de maisons ont déjà été inondées, et leurs habitants sont obligés de se réfugier sur leur toit ou de sortir de chez eux pour essayer de trouver un abri », a-t-il déclaré.

L’onde de tempête a été estimée entre 4,5 et 7 mètres. « La plupart des ouragans se déplacent à une vitesse comprise entre 16 et 21 km/h ; or, l’ouragan Dorian évolue à 1,6 km/h depuis près de 24 heures », a ajouté le Révérend Russel.

Le prêtre a également déclaré que selon lui, la population sera traumatisée pendant longtemps une fois cet épisode terminé. « Beaucoup de gens auront besoin de conseils et de tout simplement parler à des personnes qui savent ce qui se passe ».

Il a en outre mentionné le fait que certaines églises servaient d’abris. « J’apprécie votre sollicitude et je vous demande simplement de continuer à prier pour nous. Nous traversons beaucoup de choses difficiles en ce moment », a-t-il dit à l’attention du Conseil œcuménique des Églises.

Les images satellite ont montré de vastes zones inondées, notamment l’aéroport international de Grand Bahama et la ville de Marsh Harbour sur les îles Abacos.

Cinq personnes ont été tuées lorsque la tempête a frappé les îles Abacos.

 

Les évêques brésiliens accusent la « cupidité et la haine » d’être responsables des incendies en Amazonie

Un groupe de 15 évêques brésiliens représentant l’Église épiscopale anglicane au Brésil ont appelé leur gouvernement à prendre des mesures pour mettre fin à la propagation des incendies dans la forêt amazonienne.

Dans une lettre pastorale de la Chambre des évêques de l’Église épiscopale anglicane du Brésil, les évêques ont déclaré qu’ils étaient confrontés à la pire vague d’incendies au Brésil depuis sept ans. « Cela fait plus de deux semaines que la forêt amazonienne est en feu, brûlée par la cupidité et la haine… Ces incendies en Amazonie ne sont pas dus à la sécheresse ni à des aléas naturels. Ce sont des actions orchestrées par des représentants du secteur agroalimentaire, des accapareurs et des prospecteurs de terres encouragés par les discours et les déclarations irresponsables de notre président », peut-on notamment lire dans cette lettre.

Selon les évêques, le président brésilien, Jair Bolsonaro, a affirmé que l’IBAMA (l’Institut brésilien de l’environnement) était une niche fiscale et que son gouvernement ne réglementerait plus aucune réserve naturelle ni autochtone. Les dirigeants de l’église critiquent la position du président sur l’environnement qui, selon lui, retarde les progrès du Brésil.

« En tant que chrétiens anglicans, nous ne pouvons pas nous taire. Nous devons rappeler les Marques de la Mission anglicane que nous acceptons dans notre Pacte de baptême et que nous nous engageons à mettre en œuvre afin de préserver l’intégrité de la Création, de transformer les structures injustes de la société, et de lutter contre la violence sous toutes ses formes, en respectant la dignité de chaque être humain et en recherchant la paix et la réconciliation », déclarent ainsi les évêques avec force et conviction.

Les signataires de la lettre ont par ailleurs exhorté les Brésiliens à prier pour l’Amazonie, « à témoigner de leur foi et à dénoncer toutes les actions irrespectueuses à l’égard de l’environnement et de la société. Nous devons préserver la vie en promouvant la dignité humaine, la justice, la paix et la préservation de la société et de l’environnement, en tant que signes et fruits du commandement du Christ d’aimer Dieu, et de nous aimer les uns les autres ».

Les évêques blâment également une politique gouvernementale qui vise à supprimer les politiques et les organismes de protection de l’environnement.

« En raison d’un tel comportement de la part de notre gouvernement, les flammes consomment une partie de la forêt qui contient la plus grande diversité biologique et culturelle de la planète », écrivent-ils. Et de poursuivre : « Les flammes ont atteint la triple frontière entre le Brésil, la Bolivie et le Paraguay, consommant des milliers d’hectares de végétation, carbonisant la faune et la flore, et violant les droits des peuples autochtones, et des communautés caboclos et quilombolas ».

Ils ont critiqué le président pour son silence et sa tentative de faire porter la responsabilité des incendies aux ONG de protection de l’environnement, déclarant qu’une telle stratégie entraînait une catastrophe énorme et une dévastation sans précédent d’une partie de la faune et la flore de la forêt amazonienne.

Le gouvernement brésilien a envoyé l’armée pour lutter contre les incendies, mais a rejeté l’aide internationale. Selon les écologistes, la saison des feux ne fait que commencer et que la situation risque de s’aggraver.

Cliquez ici pour lire la lettre pastorale (en anglais)

 

Nouveau livre de Mgr Ben Kwashi sur la foi face à la persécution

L’archevêque de la Province de Jos et évêque de Jos, Mgr Ben Kwashi, a raconté son histoire dans un nouveau livre sur la vie « en première ligne » dans le nord du Nigéria. Le livre, écrit par Andrew Boyd, s’intitule Neither Bomb nor Bullet, Benjamin Kwashi, Archbishop on the Front Line (« Ni bombe ni balle, Benjamin Kwashi, un archevêque en première ligne »). Le livre retrace la vie de l’archevêque depuis son enfance au sein de l’armée nigériane, sa rencontre avec Dieu et la façon dont sa foi chrétienne l’a mis, lui et sa famille, en danger de persécution de la part d’extrémistes.

L’archevêque, dont le domicile est à Jos, au Nigéria – une zone encerclée par des militants armés qui luttent pour la création d’un État islamique extrémiste – a été victimes de trois tentatives d’assassinat.

Personnage charismatique et influent, Ben Kwashi a continué à appeler les chrétiens à résister à ce qu’il considère comme un quasi-génocide commis par des extrémistes qui tentent de chasser tous les non-musulmans du nord du Nigéria. Son courage et son refus de garder le silence ont conduit à l’incendie de sa maison.

Au cours des 30 dernières années, lui et son épouse ont été victimes d’actes de violence horribles commis par des extrémistes, qui les ont attaqués et agressés à deux reprises, chez eux. Son épouse, Gloria, a été sauvagement attaquée et agressée alors qu’elle était seule chez elle. Elle a été retrouvée presque inconsciente et quasiment aveugle.