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Infos hebdomadaire de l’Anglican Communion News Service – 20 septembre 2019

Posted on: September 20, 2019 9:05 AM
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Les États doivent écouter les églises au sujet de la consolidation de la paix

Les gouvernements devraient reconnaître le rôle essentiel et concret joué par les églises et les organisations de foi dans la consolidation de la paix, selon le représentant de la Communion anglicane à l’ONU, Jack Palmer-White. Dans la perspective de la Journée internationale de la paix de demain (21 septembre), Jack Palmer-White a déclaré que le thème de cette année, « Action climatique, action pour la paix », était une occasion d’appeler les États à prendre des mesures concrètes pour protéger les personnes forcées de quitter leur foyer en raison de catastrophes et de conflits liés au climat.

« Non seulement nous avons le devoir moral de protéger les personnes touchées par les déplacements liés au climat, mais cela est également important pour réduire le risque de conflit causé par d’importants mouvements de population. Les États doivent écouter la société civile, y compris les églises et les autres organisations de foi, les communautés autochtones et les jeunes, afin de mieux comprendre les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés exposées au risque de déplacement », a-t-il déclaré.

Les Églises de la Communion anglicane travaillent activement avec les communautés pour soutenir et protéger les personnes forcées de quitter leur foyer en raison du changement climatique ou de conflits liés au climat.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’Église anglicane a été très active ces dernières semaines, aidant des milliers de personnes déplacées, après la deuxième éruption du mont Ulawun dans le diocèse de l’île de Nouvelle-Guinée. L’éruption a entraîné une contamination de l’eau, des infections respiratoires chez les personnes vulnérables, ainsi qu’une infection des transports et des infrastructures, ce qui a freiné l’intervention d’urgence. L’Église a lancé un appel pour aider à apporter de l’aide et du soutien aux personnes touchées.

Lors d’une récente conférence sur le changement climatique organisée par le diocèse de Lincoln, au Royaume-Uni, une équipe de jeunes et de responsables d’églises des îles du Pacifique ont partagé leur expérience des impacts climatiques extrêmes. Parmi le groupe, il y avait des jeunes de l’église anglicane All Saints de Fasi, aux Tonga, formés aux évaluations intégrées de la vulnérabilité des communautés (EIVC) pour les interventions en cas de catastrophe naturelle. Ils ont expliqué comment les systèmes d’information géographique (SIG) leur ont permis de cartographier leur communauté, et ainsi de pouvoir réagir rapidement et avec précision après le passage du dernier cyclone.

Au Pakistan, une petite organisation chrétienne – la Société pour la paix et le développement durable – a décidé de travailler à la base du problème dans cinq districts du sud du Pendjab, au Pakistan, en ouvrant des clubs écologiques pour le climat, et en mettant en œuvre un projet scolaire écologique, afin de reconnecter les enfants à la nature.

L’Alliance anglicane, qui aide à coordonner les activités des agences d’aide et de développement anglicanes, offre un soutien concret aux églises par le renforcement des capacités et la formation.

L’une des ressources permettant aux églises de renforcer leur résilience et de mieux se préparer et réagir aux catastrophes est la boîte à outils de l’Alliance anglicane intitulée « Pasteurs et catastrophes », qui a notamment beaucoup été utilisée par l’Église au Sri Lanka. L’Alliance s’est également associée au diocèse de Harare pour organiser des ateliers sur la « résilience et la mobilisation des églises et des communautés », qui ont permis de générer une transformation des communautés du Zimbabwe.

La Journée internationale de la paix, créée par les Nations Unies en 1981 en tant que « Journée de la paix », offre à tous la possibilité de promouvoir la paix sur le plan personnel, politique et communautaire. Le Conseil œcuménique des Églises a invité toutes les dénominations à se joindre à des services, des événements, et des actions, sur le thème de la paix.

La Journée de la paix ouvre la voie au Sommet Action Climat qui se tiendra le 23 septembre aux Nations Unies. Ce sommet se concentrera sur les projets d’accélération de la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

Première femme maorie à devenir évêque à Aotearoa, en Nouvelle-Zélande

Plus d’un millier de personnes se sont jointes aux célébrations pour l’ordination de l’évêque Waitohiariki Quayle en tant qu’évêque de Te Upoko o Te Ika. Elle est ainsi devenue la première femme maorie à être ordonnée évêque au sein de l’Église d’Aotearoa, Nouvelle-Zélande et Polynésie.

La célébration a eu lieu le 12 septembre en l’école anglicane Rathkeale College, à Masterton. La journée a été l’occasion de beaucoup de joie et de célébrations, lesquelles ont notamment permis de faire entendre la voix de femmes et de jeunes jouant un rôle clé dans la communauté, par le biais de lectures, de chants et de prières.

« Nous sommes ravis de cette occasion de célébrer la première femme maorie ordonnée évêque », a déclaré l’évêque de Polynésie, l’archevêque Fereimi Cama. « C’est une grande réussite pour Tikanga Māori (la culture māorie) et une avancée décisive pour l’ensemble de l’Église ».

Waitohiariki Quayle a déclaré que, pour elle, le temps fort de la journée avait été de voir le corps du Christ rassemblé en une famille unie, chacun jouant son rôle. « Je ne pense pas que diviser les gens, leur dire ‘vous êtes ceci’ ou ‘vous êtes cela’, soit une bonne chose. Nous devons au contraire être beaucoup plus tolérants les uns envers les autres – nous tous – et tout le temps », a-t-elle déclaré.

Waitohiariki Quayle appartient aux tribus Ngāti Kahungunu ki Wairarapa et Whakatōhea. Elle a été ordonnée en 2013. Depuis 2015, elle est archidiacre du pastorat maori de Wairarapa. Jusqu’à récemment, l’évêque élue occupait la fonction de responsable des services de santé communautaires maoris chez Whaiora Māori Health, à Masterton.

Dr. Jenny Te Paa Daniel, qui plaide depuis longtemps en faveur d’un leadership davantage féminin au sein de l’Église, a prêché lors du service.

Dans son sermon, s’adressant à l’évêque élue, elle a déclaré : « Pour emprunter une métaphore, vous pouvez désormais être fière d’être à la barre d’un waka wāhine (flotte de canoë réservée aux femmes) qui navigue dans cette Église depuis de très nombreuses années... nous sommes entourés de tous côtés par ce grand nuage de témoins audacieux et beaux ».

Concours de photo pour présenter la diversité de la mission dans les églises britanniques

Un concours de photo lancé par la Church Mission Society (CMS), basée au Royaume-Uni, espère contribuer à changer la perception de la manière dont les églises sont impliquées dans la mission au Royaume-Uni et ailleurs. Une enquête de la CMS a révélé que la moitié des chrétiens interrogés au Royaume-Uni participaient à la mission, localement ou à l’étranger. Le concours de photo, intitulé This is Mission (« Ceci est la Mission ») est conçu pour célébrer et présenter cette activité à l’intérieur et à l’extérieur des églises.

« Le concours de photos est une occasion pour les chrétiens de soumettre des photos de ce qu’est, et ce qu’a été, la mission pour eux… Partout dans le monde, des chrétiens partagent leur vie et répondent à l’appel de Dieu pour partager, de manière créative et généreuse, Jésus avec ceux qui sont dans le besoin », a déclaré Naomi Steinberg, responsable de la communication de la CMS.