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Infos hebdomadaires de l’Anglican Communion News Service – Vendredi 28 juin 2019

Posted on: June 28, 2019 11:34 AM
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Mgr Leonard Dawea, évêque de Temotu, élu primat de l’église anglicane de Mélanésie

L’église anglicane de Mélanésie s’apprête à accueillir dans quelques mois son nouveau primat, Mgr Leonard Dawea, évêque de Temotu, qui sera officiellement élu lors d’une cérémonie organisée en la cathédrale provinciale de St Barnabas, le 15 septembre prochain. Mgr Dawea a été désigné à la fonction de nouveau primat lors d’une réunion du Conseil électoral provincial qui a eu lieu la semaine dernière.

Mgr Dawea, qui appartient actuellement au diocèse des Îles Salomon, succédera à l’archevêque George Takeli, lequel a pris sa retraite en mai dernier. Avant de se former à la prêtrise, Mgr Dawea a été moine pendant 12 ans au sein de la Fraternité mélanésienne.

Mgr Dawea, originaire des îles des récifs de Temotu, et son épouse Dorah, originaire de Guadalcanal, ont deux enfants.

La province anglicane de Mélanésie couvre trois nations indépendantes : les îles Salomon, la République de Vanuatu, et le Territoire d’outre-mer de Nouvelle-Calédonie. Son siège provincial se situe à Honiara, avec une antenne administrative sous-provinciale à Luganville, sur l’île de Santo, au Vanuatu. Elle compte sept diocèses aux Îles Salomon et deux au Vanuatu.

Mgr Nathan Tome, l’évêque principal de la province, demande à tous les membres de l’Église de prier pour Mgr Dawea et sa famille « alors qu’il se prépare à intégrer cette fonction la plus haute au sein de l’Église de Mélanésie ».

Livre de plus de 1000 évêques et leurs conjoint(e)s pour la Lambeth Conference de 2020

À ce jour, plus de mille évêques et leurs épous(e)s se sont inscrits pour participer à la Lambeth Conference 2020 (conférence de Lambeth), le rassemblement décennal des évêques de la Communion anglicane. Les évêques de 40 provinces et de 5 régions de la Communion anglicane ont été invités à l’évènement par l’Archevêque de Cantorbéry, Justin Welby.

La Lambeth Conference Company – l’équipe organisatrice de l’événement en collaboration avec le Lambeth Palace (palais de Lambeth) et l’Anglican Communion Office (Bureau de la communion anglicane) – a annoncé mercredi 26 juin que les inscriptions avaient dépassé les 566 évêques et 435 conjoint(e)s.

« Nous souhaitons que la Lambeth Conference 2020 soit l’occasion pour tous de s’exprimer, et que tous les membres de notre famille mondiale puissent être représentés, dans toute leur diversité », a déclaré Phil George, Président-Directeur général de la Lambeth Conference Company. « Nous sommes ravis que beaucoup des personnes que nous avons invitées à travers le monde aient déjà confirmé leur participation à cet événement historique et nous espérons recevoir encore davantage d’inscriptions dans les semaines et les mois à venir ».

La Lambeth Conference 2020 se déroulera à Cantorbéry du 23 juillet au 2 août 2020 sous le thème « L’Église de Dieu pour le Monde de Dieu ».

Lors de cet évènement, les participants pourront se réunir pour la prière, l’étude biblique, la réflexion, la camaraderie, le culte et le dialogue. Ce sera aussi l’occasion de redéfinir les priorités de la Communion anglicane pour la décennie à venir et ainsi que nos engagements communs sur la manière dont l’église peut répondre aux problèmes mondiaux et aux besoins humains.

Les évêques de la Communion anglicane qui le souhaitent peuvent encore s’inscrire à la Lambeth Conference 2020.

Les religieux du Sud-Soudan dénoncent la stigmatisation des victimes de violences sexuelles liées au conflit

À l’occasion de la journée internationale de l’élimination des violences sexuelles en temps de conflit, le Conseil des églises du Soudan du Sud a publié une déclaration sur l’importance de la prise en charge des victimes de violences sexuelles en temps de conflit dans leur pays. Cette déclaration est l’occasion pour les chefs religieux d’exprimer leurs inquiétudes quant au fait que certaines victimes de violences sexuelles liées au conflit sont condamnées et rejetées par leurs familles, ce qui a pour conséquence, de les ostraciser, de les mettre à l’écart de la société et, donc, de les marginaliser.

Or, les chefs religieux ont tenu à souligné qu’il n’y avait aucune honte à être victime de viol, et que la honte doit incomber à ceux qui commettent de tels actes. Ils notent en effet que la communauté devrait être un sas d’amour et de respect de chacun, la prise en charge des personnes blessées physiques ou mentales étant le fondement d’une société pacifique et prospère.

En temps de conflit, près de 95% des femmes et des filles auraient été violées par plus d’un auteur et souvent pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours. Or, de nombreuses survivantes restent silencieuses afin d’échapper à la stigmatisation et à la réaction négative de la société. Elles craignent en effet d’être victimisées, blâmées ou mises en marge de la société. C’est pourquoi l’église demande au gouvernement et aux institutions publiques de rendre justice aux victimes de violences sexuelles en période de conflit.

La déclaration des chefs religieux a été lue aux journalistes mercredi dernier (19 juin) par l’archevêque Justin Badi Arama, primat de l’église épiscopale du Soudan du sud.

L’église anglicane du Kenya aide à lutter contre les déchets alimentaires et plastiques

L’Église anglicane du Kenya s’est attaquée au problème de la sécurité alimentaire par l’intermédiaire de son département développement, les Anglican Development Services (Services anglicans du développement, ou « ADS »). Le gaspillage alimentaire est un réel problème au Kenya. Selon le Bureau national des statistiques du Kenya, les producteurs ont perdu plus de 1,9 million de tonnes de produits alimentaires en 2017, d’une valeur de 1,5 milliard USD (environ 1,2 milliard GBP).

« Chaque année, le Kenya perd environ un tiers des denrées alimentaires qu’il produit en raison des pertes après récolte et du gaspillage alimentaire imputable aux consommateurs qui achètent plus que nécessaire », a déclaré à l’Alliance anglicane Nicholas Pande, chargé de projet au Conseil des Provinces anglicanes d’Afrique.

En 2017, les agriculteurs kényans ont perdu pour 290 millions de dollars américains de maïs suite aux pertes après récolte, en grande partie à cause des rongeurs, d’une pénurie de main d’œuvre, et de l’aflatoxine, une toxine produite par les champignons du fait de leur exposition à l’humidité.

L’Église anglicane du Kenya met tout en œuvre pour renforcer les capacités des communautés locales en les formant à la gestion et au stockage post-récolte. L’Église a notamment encouragé l’utilisation d’un type particulier de sac de stockage recommandé pour le stockage du maïs, afin que celui-ci ne soit pas affecté par l’aflatoxine. Elle a également formé  les agriculteurs aux pratiques agronomiques durables et à la conservation des aliments.

  • Cet article s’appuie largement sur un article plus approfondi (en anglais) qui fait partie d’une série de l’Alliance anglicane sur le problème des déchets dans différentes régions du monde.

REMARQUE : En raison des congés annuels, il n’y aura pas d’Infos hebdomadaires la semaine prochaine (5 juillet). La publication reprendra dès le vendredi 12 juillet.