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Les Cinq Marques de la Mission : Deux - Instruire, baptiser et encourager les nouveaux croyants

Posted on: February 18, 2020 11:03 AM
Archbishop Justin Badi
Photo Credit: ACNS
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Dans la troisième partie de notre série sur les Cinq Marques de la Mission de la Communion anglicane, le Révérend Jolyon Trickey, coordinateur de la formation au discipulat volontaire de la Communion anglicane, réfléchit à la deuxième Marque de la Mission : « Instruire, baptiser et encourager les nouveaux croyants ».


La deuxième Marque de la Mission, comme la première, découle très directement de la Grande Mission de Jésus auprès de tous ses disciples. On le trouve à la fin de l’Évangile de saint Matthieu : « Allez, faites des gens de toutes les nations des disciples, baptisez-les pour le nom du Père, du Fils et de l’Esprit saint » (Matthieu 28:19).

Il y a là, clairement exprimée, l’exigence pour tous les chrétiens d’aller proclamer le Royaume de Dieu : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » (Jean 20.21). À l’instar de Jésus, ils doivent montrer et apporter de bonnes nouvelles, comme le chanoine Richard Bartlett l’a amplement illustré dans son article sur la première des Marques de la Mission.

Le point central de la deuxième Marque de la Mission est la manière très délibérée dont Jésus a choisi, vécu avec, enseigné et formé ses propres disciples, en faisant d’eux des « pêcheurs d’hommes ». Dans la Grande Mission de Jésus, il est demandé aux chrétiens de faire de même : ne pas faire des « convertis », mais des disciples volontaires. Cette tâche est une joie : voir les vies, les priorités et le caractère transformés par la rencontre et la compréhension de Jésus-Christ. Les chrétiens sont appelés à instruire, à baptiser et encourager les nouveaux croyants. Rien de tout cela n’arrive par hasard !

En outre, Jésus n’a pas dit « apprenez-leur (mes futurs disciples) tout ce que je vous ai commandé », même si c’est à quoi tendent les modèles académiques et la mentalité occidentale.  Au lieu de cela, il dit de « apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé».

Cet accent sur la formation et la foi vécue est un profond défi :

  • d’abord pour les institutions académiques, où la formation de la vie est difficile à évaluer et peut finir par devenir secondaire et
  • aussi pour les églises locales où le volontariat et la responsabilité sont essentielles pour former réellement les gens à l’image du Christ et pour favoriser cette transformation dans le temps.

En 2016, le Conseil consultatif anglican a officiellement reconnu l’importance particulière d’une vie intégrale de discipulat qui reflète les Cinq Marques de la Mission et la nécessité du volontariat dans l’enseignement anglican aux nouveaux disciples. Il a appelé chaque province, chaque diocèse et chaque église à une Saison du discipulat volontaire de neuf ans, sous l’appellation actuelle de « Vivre et partager une vie en Jésus ».

À Lusaka, en Zambie, où le Conseil consultatif anglican s’est réuni en 2016, une l’église Saint-Pierre a répondu à cet appel en créant un outil de formation au discipulat en quatre modules de huit semaines dispensés à des classes de 20 à 30 élèves. Robert Sihubwa, responsable de cette église, s’en explique : « Nous avons convenu qu’il sera obligatoire pour tous les membres de suivre ces cours avant le baptême, d’être parrains, de se marier, d’être candidat pour devenir leader ou d’être un ministre actif ».

Plus de 600 membres ont suivi cette formation à différents niveaux, en fonction de leur implication dans l’église.

Dans l’Église d’Angleterre, Setting God’s People Free (« Libérer le peuple de Dieu ») est une initiative visant à permettre à l’ensemble du peuple de Dieu de vivre la Bonne Nouvelle de Jésus avec confiance dans l’intégralité de la vie, du dimanche au samedi. Elle vise à faciliter un changement de culture qui se manifeste dans les deux nouveaux objectifs principaux de mon propre diocèse, Guildford : « que chaque paroisse ait un plan pour faire des disciples priants et confiants dans la vie quotidienne » et « augmenter ensemble le nombre de nouveaux chrétiens de tous âges ».

Ces objectifs ont façonné la vision de l’église paroissiale que dirige mon épouse : « Être des disciples de Jésus-Christ, grandir en foi et en nombre et servir la communauté ». Nous y œuvrons par un enseignement bien planifié, la création de nouveaux groupes de vie et, l’année dernière, un cours d’un an de formation au discipulat.

Au sein de l’Église épiscopale basée aux États-Unis (TEC), l’évêque président Michael Curry appelle son peuple à suivre The Way of Love (Le Chemin de l’amour) et à adopter sept habitudes pour mener une vie centrée sur Jésus. Cet appel et cet enseignement façonnent de plus en plus la vie liturgique du TEC, donnant naissance à de nombreux petits groupes et à un programme d’études à leur intention, ainsi qu’à une nouvelle conception de leur catéchèse, à l’usage des nouveaux croyants, en particulier des adolescents et des jeunes adultes, afin de mettre l’accent sur la formation et la foi vécue.

Au Sud-Soudan, une récente consultation sur le discipulat volontaire a impliqué 60 évêques et de nombreux membres laïcs. Par la suite, le primat, l’archevêque Justin Badi Arama, a déclaré : « Nous avons découvert que nous n’en faisions pas assez dans le domaine de la formation au discipulat. »

Le Sud-Soudan est une Église dynamique, active dans l’évangélisation et en pleine croissance, mais l’archevêque a conclu que « c’est maintenant une nouvelle voie à suivre pour nous : le discipulat pour l’intégralité de la vie, le discipulat volontaire : tous les diocèses et toutes nos paroisses, nous devons suivre cette voie. . . ».

Dieu est à l’œuvre dans toute la Communion anglicane alors que les anglicans cherchent à vivre la deuxième Marque de la Mission.

Lisez la suite de notre série sur les Cinq Marques de la mission