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Réunion des Primats - Briefing #2

Posted on: January 27, 2011 8:11 PM

Troisième journée

Pendant la troisième journée de la réunion, les Primats de la Communion anglicane ont commencé à considérer plus précisément la « primatie ».  En petits groupes, ils ont discuté de leur compréhension et de leur expérience de la théologie et de la pratique de la primatie dans leurs Provinces, au niveau régional, et au niveau de la Communion. L’objectif de la matinée était de partager en session plénière les différences et les similarités de la primatie dans les Provinces de la Communion.

Toutes les Provinces partagent certains aspects de la primatie, tels que le rôle du Primat dans le ministère de réconciliation et de consolidation de la paix ; celui de lier le local au mondial et vice-versa ; d’être la personne qui renforce le consensus, un symbole d’unité dans la Province et dans la communauté dans son ensemble ; d’être un pasteur pour les autres évêques ; et d’avoir une voix prophétique, d’interpréter les signes du temps dans leur contexte local.

Un Primat a rapporté à la réunion : « Un Primat est le premier parmi ses égaux [...]  un apôtre, un serviteur, qui est souvent sur les routes à visiter les diocèses, à porter et à incarner la vision de la Province, la mission de l’église et les valeurs qui soudent la Province. »

Plusieurs d’entre eux ont aussi considéré un Primat comme quelqu’un qui représente la voix de sa Province.  Un Primat a expliqué à la session plénière que, dans leur petit groupe, les Primats étaient d’accord sur le fait qu’ « aucun d’entre nous ne peut, ni ne veut, parler seulement pour nous-mêmes, mais toujours après avoir consulté les évêques, les synodes et le conseil. »  Il a ajouté qu’une conversation conséquente entourait la voix d’un Primat, en tant que représentant de sa Province, quand il se rendait dans d’autres conseils d’ordre œcuménique, interconfessionnel ou politique.

Il existe toutefois certaines différentes claires dans les responsabilités et l’envergure du rôle de Primat entre les Provinces.  Certains Primats sont à la fois évêques de diocèse et Primats, tandis que d’autres n’ont aucune responsabilité diocésaine.  La durée de service primatial varie à travers la Communion allant de deux ans  renouvelables, au service jusqu’à la retraite.  Certains Primats ont de nombreuses responsabilités administratives, d’autres n’en ont pas.  Tandis que dans certaines Provinces, le Primat peut exercer un droit de veto contre une décision synodique (après consultation avec le Conseil / la Chambre des Évêques), dans d’autres Provinces, le Primat doit recevoir la permission de l’Évêque avant même de se rendre dans le diocèse de celui-ci.  Quelques Primats ont des responsabilités d’ordre extra-provincial – par exemple, les trois Primats de Cuba forment le Conseil Métropolitain qui en supervise le ministère. 

La question fut posée – quoique pas durant la session plénière – sur l’étendue du rôle des Primats en ce qui concerne la sauvegarde de la vie de la Communion dans son ensemble.

Quelles que soient les similarités ou les différences entre les rôles et les responsabilités des Primats  à travers la Communion, l’idée est de voir la primatie comme un don plutôt qu’un droit, comme l’a exprimé l’Archevêque Winston de l’Église anglicane d'Aotearoa, Nouvelle-Zélande et Polynésie quand il a expliqué le concept de « Tikanga ».

Il a dit que le mot signifiait « L ‘endroit où vous vous trouvez », que votre position est un lieu sacré que vos ancêtres, votre peuple et l’environnement vous ont offert.  Il a expliqué que la position d’un Primat était un don au garant du rôle de responsable pour un temps et pour l’avenir.  « Il ne vous appartient pas, » a-t-il dit « le lieu [rôle] vous possède.  C’est un don, pas un droit.  C’est un privilège. »

Les Primats ont passé les sessions de l’après-midi à partager leurs attentes en ce qui concerne les Réunions de Primats.  On a demandé à l’Archevêque de Cantorbéry de partager une petite histoire des réunions, ce qui a fait.  Il a expliqué que, bien qu’il ait changé au fil des ans, l’objectif original de la réunion établie en 1978 par l’Archevêque  de Cantorbéry de l’époque, Donald Coggan, était d’avoir une opportunité pour « la pensée tranquille, la prière et la consultation profonde. »